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Information des médecins des A.M. à la sexualité homosexuelle masculine 

 

 

Calendrier :

⇒Février 2008 : Fin de la rédaction du livret en direction des médecins

⇒Lancement de l’impression des Livrets Juin/Juillet 2008

⇒Réception des Livrets Août 2008

⇒Fin août 2008 : Envoi d’un premier courrier aux médecins leur annoncant la campagne d’information.

⇒Septembre 2008, envoi des brochures

⇒De septembre à décembre 2008, prise de contact avec les médecins – Tentative pour obtenir un rendez-vous – Rencontre avec les médecins.

Les différents problèmes rencontrés lors du versement de subvention a malheureusement retardé le programme. Nous avons en effet dû attendre le versement afin de pouvoir lancer l’impression des brochures.

C’est pour cette raison, que l’envoi aux médecins a été retardé, nous avions terminé la rédaction du livret en février et la validation de la brochure par la DDASS des AM en mai2008.

Quoiqu’il en soit, un premier envoi de brochure a été réalisé auprès de 1360 médecins du département.

Nous qui nous étions tous investis dans cette démarche, quelle surprise fut la notre lorsque nous avons recueilli les premières réactions des praticiens. Quelle naïveté en effet de croire que ceux-ci allaient se jeter « corps et âme » dans notre programme….

En effet , dés les premières tentatives pour obtenir un rendez-vous avec eux, afin de les sensibiliser à la sexualité « gay » et aux problèmes qui pouvaient en découler, nous avons très vite compris, que pour bon nombre d’entre eux « ce n’était pas leur problème ».

Nous passerons rapidement sur le filtrage par les standards des médecins. Quand nous arrivions enfin à avoir le praticien au téléphone, nous avions droit à :

► Ce n’est pas mon problème

► Je n’ai pas le temps

► Recontactez moi plus tard

► Je ne suis pas intéressé

 

C’est donc avec une grande difficulté que nous avons puavoir des entretiens dignes de ce nom.

Toujours est-il que de septembre à décembre 2008, ce sont :

► 46 médecins généralistes qui ont été contactés au Cannet.

► 38 médecins généralistes contactés à Cannes

► 3 médecins généralistes à Antibes

Soit 87 praticiens contactés en quatre mois.

 

 

Soit 53 villes du département au total.

L’attitude des praticiens lors de l’appel téléphonique ou lors de l’entretien est relativement similaire qu’elle que soit le lieu géographique.

Toutefois nous avons pu remarquer une légère différence dans l’attitude que nous craignions lors des premières rencontres effectuées en 2008.

Pour rappel, en 2008 :

- 14,9 % disent ne pas avoir lu la brochure et ne pas être intéressé du tout. Ne se sentent pas concernés, voir n’ont pas de « gay » dans leur clientèle.

- 51,8 % disent avoir lu la brochure, mais ne sont pas concernés et refuse de nous rencontrer.

- 26 ,4 % ont lu la brochure, se disent intéressés par le programme et acceptent de nous rencontrer.

- 6,9 % ont lu la brochure, sont extrêmement intéressés par le programme et acceptent bien sur de nous rencontrer.

Ce sont donc 85,1 % des praticiens contactés qui ont tout de même lu la brochure.

En 2009, par contre nous obtenons lors de l’analyse des différents contacts :

- 8.76 % disent ne pas avoir lu la brochure et ne pas être intéressé du tout. Ne se sentent pas concernés, voir n’ont pas de « gay » dans leur clientèle.

- 29.90 % disent avoir lu la brochure, mais ne sont pas concernés et refuse de nous rencontrer.

- 33.33 % ont lu la brochure, se disent intéressés par le programme mais ne veulent pas nous rencontrer pour différentes raisons (la documentation leur suffit, emploi du temps trop chargé, clientèle trop agée,…)

- 26.67 % ont lu la brochure, sont extrêmement intéressés par le programme et acceptent bien sur de nous rencontrer.

89.90 % des praticiens contactés ont tout de même lu la brochure.

 

 

Si nous nous penchons sur les différents types de contacts, nous obtenons :

 

Nous avons pu constater, durant nos rencontres qu’un certains nombre d’entretien, faute de temps, ont pu être réalisés au téléphone à la demande du médecin (8.76% des contacts).

Lors des entretiens (téléphonique ou au cabinet), 22.29 % des médecins étaient très intéressés par le rpogramme, posaient de nombreuses questions. Certains regrettaient le manque de communication entre le médecin et son patient ou le manque d’intérêt du praticiens (3.8%).

Très peu s’estimaient bien informés sur les « gay » , leur sexualité et les difficultés qu’ils peuvent rencontrer (1.3%), voire ignorent quasiment tout sur les « gay » (1.7 %). Certains regrettent même qu’aucune place ne soit laissé durant leurs crusus pour les former à la prise en charge des patients gay, à leur sexualité (qui est toute même différente de la sexualité hétérosexuelle) et les risques qui peuvent en découler (1,3 %)

Les entretiens, qu’ils soient téléphoniques ou au cabinet ont donc suscité énormément d’échange et induit un dialogue franc.

Le nombre de réaction négative ou très négative à notre démarche a été relativement faible (8.76 %). La plupart du temps, même si le médecin n’étaient pas intéréssé, les contacts ont toujours été courtois (seul 0.7 % des appels téléphoniques frolaient l’homophobie).

Comme nous pouvons le voir, à la vue de ces résultats, nous avions raison de solliciter une extension du temps salarié. Plus de temps, nous aurait en effet permis de finaliser totalement ce programme, qui en examinant les resultats obtenus, méritait d’être mis en place, et à engendrer de nombreux questionnements chez beaucoup de médecins.

 

 

 

Durant l’année 2009, nous avons donc poursuivi le programme.

Etant donné les difficultés précédemment rencontrées, nous avions sollicité du GRSP une modification de ce programme, soit une prolongation dans le temps (il devait se terminer en septembre 2009) soit un changement du temps salarié (passage à un temps plein), ceci dans le but de finaliser cette action et rencontrer l’intégralité des praticiens des Alpes Maritimes.

Cette demande ayant été refusée, l’impossible a été fait, afin de couvrir le maximum de territoire et contacter le plus de médecins possible.

Nous avons durant cette année rencontré exactement les mêmes difficultés qu’auparavant, à savoir :

- Blocage des standards

- Désintérêt des médecins pour ce genre de programme

- Manque de temps (excuse qui revenait fréquemment)

- Mais également difficulté de déplacement dans le département

- Temps important passé dans les déplacement

 

- Perte de temps en télécommunication (1 083 appels téléphonique / environ 3 740 minutes passé en communication téléphonique)

 

Quoi qu’il en soit, ce sont 525 médecins généralistes du département qui ont été contactés durant neuf mois, soit 39.83 % des médecins qui ont effectivement reçu une brochure.

 

asantalternative@aol.com